mystère
19 - 04/11/2007 - Ecrire la suite (Madam'Aga)
pour www.ecritureludique.net/article-13363082-6.html
Il s'agit ici, comme cela a déjà été proposé en se servant d'autres textes comme base, d'écrire la suite de l'histoire ("Promenons-nous dans les bois", en l'occurence) en se basant sur les personnages, les situations, mais sans forcément cadrer avec le genre, le style d'écriture. Vous avez toute liberté de développer votre propre imaginaire, votre univers, du moment que le résultat fasse vraiment suite au récit proposé.

Le skinhead, c'en était un assurément, avec une balafre en travers du crâne, s'avança en grognant.
Il court, il court, le Gorlock, il est passé par ici? il est passé par là?
-- Je l'ai pas vu.
Elle bafouillait avec sincérité. Elle ne savait pas ce qu'était un Gorlock mais sielle en avait croisé un, elle l'aurai su.
-- Donne-moi ton clébard!
Pauvre Titine! Comment la protéger. En tremblant, elle tendit la laisse à l'armoire à glace. il posa son sac de sport sur le sol et y fourra brutalement la tête du compagnon canin.
Il l'en extirpa aussitôt en aboyant:
-- Cherche! cherche, le chien!
Le nez en rase-sol, l'animal galopa à travers fourrés et bruyères, ajoncs et branchages , les
hommes le talonnaient. Elle suivit discrètement, de loin. Faisant fi du danger,elle refusai d'abandonner la pauvre Titine.
Puis tout fut silencieux, elle s'approcha doucement. Les trois hommes cernaient un pin estropié (pas estropié à vrai dire, étêté), qui hurlait son désespoir dans le crépuscule.
--Sors de là, tout de suite, hharrrgg hhhhaaarrrggg, dit le skinhead au crâne rasé avec la balafre.
C'était terrifiant, ces trois type brandissant leur matraque!
Ce n'était plus des matraques, c'était de lourds gourdins noueux,
Les hommes avaient changé aussi, plus massifs, hirsutes, à moitié nus, les reins cernés d'une peau de loup, des colliers d'ossements autour du cou.
Un moment plus tôt, ils étaient revêtus de cuir et de chaînes comme tout skinhead qui se respecte.
Ils vociféraient en rond.
Au centre, il n'y avait que l'arbre mutilé, çà c'est sûr. Tous ensemble dans un grand cri, ils abattirent leur gourdin sur le malheureux être végétal.
Tout se figea, l'air devint bleu, puis vira au jaune, l'arbre tourmenté se mua en or ...
A cet instant, Titine, sauta dans les bras de sa maîtresse. qui tout doucement, quitta les lieux...
Certains mystères de la forêt, ne sont pas pour les humains...

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