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mainbolflamme207.jpg Françoise
52 ans.
C'était il y a quatre ans

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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 16:52

Dans la brume

Ce n'est pas comme si le soleil n'avait jamais réchauffé le paysage,
Ce n'est pas comme si la vérité n'avait pas été dite,
Ce n'est pas comme s'il ne m'avait jamais aimée.
Je suis dans la brume.
Que le vent disperse ce brouillard.
Je voudrais me réjouir.
Je voudrais qu'il soit près de moi.
Que cette brume m'afflige!
Je ne le verrai point venir
Si d'aventure il franchit l'horizon.

Viendra-t-il?
La noirceur du paysage  n'augure rien de bon.
Je guette une lueur rosée
les prémisses d'une journée radieuse
qui  dispersera ces vapeurs obscures.

Il ne vient pas.
Le brouillard se déchire.
Le soleil transperce les nuages.

Il n'est pas venu.

Le paysage s'illumine.
La joie m'envahit.
Je suis vivante.
Un autre que lui apparaît au détour du chemin.
Promesse d'un nouvel amour.

Par Françoise - Publié dans : Papier libre - Communauté : papierlibre
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 17:39

Je me souviendrai de tout,
quand la lune belle se décrochera du ciel
quand le soleil me couvrira de lumière et dira:
tu es vivante!
Je t'aime!

Je me souviendrai de tout.
Le grand sapin se penchera en confidence.
Regarde-nous!
Nous sommes plus fort
que quelques fumées nauséabondes
que les nuages de dioxyde de carbone
Que les retombées de tchernobil.
Nous sommes plus fort que la mort.
Ne laisse pas la mort t'empoigner.
Sois vivante!

Je me souviendrai de tout.
L'amour est plus fort que la mort.
J'aime!
Je suis enfin vivante.

Je me souviendrai de tout
quand la lune belle s'est décrochée du ciel
quand le soleil m'a couverte de lumière et a dit:
 tu es vivante.
Je t'aime!
Par Françoise
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 18:02
Ceci est la suite  d'une consigne de papier libre.

1°) décrire deux personnages : L'UN FÉMININ, L'AUTRE MASCULIN,

Voir l'article: deux portraits.

2°) Racontez maintenant LA RENCONTRE des deux personnages que vous avez créés.

*****************************

 

Comment deux êtres issus d'univers parallèles, se rencontrent-ils?

Qu'ils se croisent, ils ne se verront pas.

Assis côte à côte dans un train, le dédain de l'un aura pour réponse la crainte de l'autre.

Il faut une situation extrême, qui découle de leur inaptitude au réel.

 

Pour ELLE, se nourrir d'eau fraîche et de rêve ne peut durer.

Une clinique de convalescence s'installe au village.

Pour ne pas décevoir la famille, elle accepte d'y travailler.

Servir les repas, nettoyer la cuisine et les escaliers.

Côtoyer des handicapés l'immerge dans la dure réalité des êtres diminués. Un sentiment nouveau

s'éveille: la compassion. Elle devient attentive aux autres et transforme ses rêveries stériles en don d'espoir...

 

Quand à lui, repas trop riches, manque d'exercice, stress... Le corps physique malmené se révolte.

Accident vasculaire cérébral. Cécité, paralysie du bras droite, difficultés à s'exprimer, temporaires heureusement.

Il se retrouve légume planté dans cette clinique de campagne, au seuil d'une longue rééducation. Beaucoup de temps pour reconsidérer ses valeurs, se créer une vie nouvelle...

 

Ils se rencontrent...

Et ...

D'un quotidien difficile, naît un amour profond...

 

 

Par Françoise - Publié dans : Papier libre
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 11:03


gare.jpg

La Dame-Pipi a vécu son existence

dans les toilettes de la gare,

un emploi réservé par l'administration

aux handicapées légères.


La Dame-Pipi donnait un jeton

contre une pièce de monnaie.

Elle a en vu passé des gens pressés,

qui s'engouffraient dans la cabine,

ressortaient avant de s'être rajuster.

sans un regard ni un mot

pour la Dame-Pipi.


D'autres désoeuvrés,

dans l'attente d'un départ retardé,

se soulageaient de leurs maux

auprès de la Dame-Pipi.

Que de confidences, que de secrets intimes

ont été confié à cette oreille avide!


Vers Paris, vers Biarritz, vers Toulouse,

ceux qui partaient au loin,

lui racontaient ces villes de rêve

que jamais elle n'a visitées.


Elle aimaient particulièrement

les familles du dimanche matin,

qui partaient sur le Bassin,

déjà en tenues de bain,

les enfants tenant fièrement

leur seau et leur pelle,

les rires, les appels joyeux.

Elle se régalait

attrapant au passage, une parcelle de bonheur,

offerts par ceux qui vivaient vraiment.


Jamais elle n'a voyagé

Jamais elle n'a quitté

la grisaille de son quartier.

Pourtant, de petits bouts entendus

en petits bouts regardés

La Dame-Pipi s'est composée

une vie rapiécée.

Par Françoise - Publié dans : La Petite Fabrique d'Ecriture
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 13:19

En son grand âge, Mamie paraissait si fragile,

la peau diaphane, les os transparents,

aussi légère qu'une plume.

Attention aux courant d'air!


C'était miracle, qu'elle soit debout et avance à tout petit pas.


Le fil fragile qui la retenait à la vie,

c'était l'espoir, de guérir de cette maladie mortelle, la vieillesse,

l'espoir de retourner à la vie.

En son esprit, le temps s'était aboli.

Elle se croyait jeune et faisait des projets d'avenir.

" Demain, je sors d'ici. Je trouve un logement. Je retourne travailler à F...
Là, ils m'apprécient. Je peux encore soulever de gros cartons. La dame qui m'aide à m'habiller a téléphoné pour moi. Ils m'attendent..."

Je ne répondais pas.

Pauvre Mamie.


"Quand est-ce que je sors d'ici? Je suis bientôt guéri?"

Elle retombait dans sa léthargie, son esprit ne restait jamais parmi nous au delà du quart d'heure.


L'espoir, ce fil si fragile s'est cassé, un matin de plus de lucidité.

Elle m'a dit:

"je sais que je ne quitterais plus cette maison, aussi je vais partir... partir..."


Partir... ce mot pour remplacer une autre mot que l'on ne prononce pas...


Elle a répété et répété," je vais partir".

Doucement, elle a emporté cette phrase, là où vont les esprits de ceux qui ne sont déjà plus de notre monde.

Partir...

Le soir, elle s'est doucement endormie.

Elle ne s'est plus réveillée.

Par Françoise - Publié dans : Impromptus littéraires
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 13:59
Sans-titre-1-copie-2.jpg

Il a suffi d'un seul mot entre deux

 

pour zébrer le ciel de nos illusions.

 

Remballons nos accessoires de comédie!

 


 

Je suis une bécasse, une dinde,

 

m'y laisser prendre encore une fois.

 

L'amour, le Prince Charmant,

 

Quelle farce, est-ce que je poursuis-là?

 


 

J'avance masquée pour créer l'illusion

 

d'être une princesse.

 

J'habille l'autre des atours du Prince Charmant.

 

Et lui, il fait de même.

 

L'Amour n'est pas au rendez-vous,

 

Marchandages de coeurs faussés.

 


 

Ce Ciel d'azur sans nuage n'est pas pour nous.

 

Qu'un seul trait le lézarde à jamais!

 

Par Françoise - Publié dans : Ecriture ludique - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 17:31
Inspiré de la consigne de Papier Libre


ELLE

Elle rêve. La nuit, entre des draps douceur de soie, elle s'endort comme si elle n'était pas éveillée.Elle rêve qu'elle vole, la clefs des songes attachées
à un ours en peluche comme si, aujourd'hui encore, la tendre maman veillait près de son lit.
Le jour Elle n'a rien dans ses poches, aucun objet ne l'attire. Elle mange sans y penser, boit ce qu'on lui présente sauf si c'est trop fort. Elle n'a peur que d'une chose, qu'un bruit la tire des songes.
Ses voisins qu'elle ne connait pas l'aperçoivent souvent, assise sur une balancelle, un chaton dans les bras, un sourire perpétuel pour les anges, ou l'été lorsqu'il fait très chaud, assise sous le saule, écrivant de son doigt dans le sable.
Ils l'ont surnommée l'Endormie.
Le seul événement qui l'ai bouleversée, fut sa naissance, qui la laissa vierge de toute cicatrice.
Refusant de vivre, elle s'est endormie.
Est-ce que l'approche d'un Prince Charmant saurait l'éveiller?

*************************************************************** LUI

Le commerce international, voici la voie royale de la réussite.
Bon salaire, voyages multiples en première classe, dans des fauteuils de cuir tout confort. Sourire au voisin car c'est une grosse huile.
Champagne. Repas fin avalé à la hâte. Toujours occupé. Relire un contrat.
Vérifier des clauses, les biffer avec le stylo plaqué or.
Le téléphone portable objet fétiche dans la poche, attaché aux clefs.
Aucun risque qu'il s'endorme!
Une seule peur: commettre une erreur.

Le Surnom: IBM007
pour l'héritage d'efficacité transmis par la mère.
Cette éducation laissa moins de cicatrices que le doberman familial qui mordit l'enfant.
La féminité saurait seule le bouleverser.
Il se garde de tomber amoureux pour ne jamais chuter.

 



Par Françoise - Publié dans : Papier libre - Communauté : papierlibre
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 12:17



Tu prends la première rue à droite,

Celle en sens interdit.

Ce sens n'est pas pour toi.

Tu es libre.


Tu prends la première rue à droite au feu.

Tu regardes la couleur du feu

S'il est vert, tu passes

S'il est orange, tu passes.

S'il est rouge, tu passes.

Le temps ne t'arrête pas.

Tu es libre.


Tu prends la première rue à droite

Et tu Verras.


 

Par Françoise - Publié dans : La Petite Fabrique d'Ecriture
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 10:13
Merci à ceux qui n'ont pas cessé de visiter mon blog.


Parfois, on se crée des obligations.

Par internet
Ecrire systématiquement sur tous les thèmes proposés.
Faire un tour sur les sites que l'on aime chaque jour.

Alors cela prend de plus en plus de temps
devient lourd.

D'un coup, arrive autre chose
de plus important;

Je me sais  incapable de gérer les deux.
J'ai choisi sans fermer la porte
Le retour est possible
car vous ne m'avez pas oublié.
Merci.

Je pars en stage en Dordogne
jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
sans accès multimédia
C'est pourquoi je retarde mon retour parmi vous.

Je vais apprendre à chanter.

L'histoire qui suit est une histoire vraie.
c'est la mienne.

J'espère que ce n'est pas la vôtre.

A bientôt.

Par Françoise
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 10:08
La chanson était si belle.

A la claire fontaine,
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné


La petite fille émerveillée
chantait de toute son âme,
tout son coeur
tout son corps
et sa jeune voix mahabile.


Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.


Mais l'institutrice,
occupée à l'harmonie
a pointé l'index sur la petite fille.
Elle a dit:
Toi, tu chantes faux.
Retourne à ta place.

La chanson était si belle
mais la petite fille exilée
n'a plus jamais chanté.


A la claire fontaine,
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Sous les feuilles d'un chêne,
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche,
Un rossignol chantait

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Chante rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire,
Moi, je l'ai à pleurer

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

J'ai perdu mon amie,
Sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses,
Que je lui refusais

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Je voudrais que la rose,
Fût encore au rosier
Et que ma douce amie
Fût encore à m'aimer

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai,

Si longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Par Françoise
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 10:47
En raisons de nouvelles activités, et faute de temps, je vais cesser momentanément de pblier des textes sur ce site. J'ai beaucoup appréciée vos commentaires et aussi les visites sur vos blogs.. 
A bientôt, peut-être.

Françoise
Par Françoise
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 10:39
Le poème suivant s'inspire de l'oeuvre de Al Maury  ci-dessous


35.Triple-cygnes.jpg

 

Trois coeur furent nécessaires

pour transpercer

l'implacable réalité

 

Sur l'autel de Mithra

du boeuf ouvert

un poignard sanguinolent

extrait le premier coeur

qui bat encore

pour honorer les dieux

de cet organe

qui palpite la vie

de la naissance à la mort

 

Le deuxième coeur

avant d'être détrôné

fut le coeur de la pensée

le coeur, lieu où

nous nous émouvons

nous rencontrons

nous approchons

nous touchons

nous aimons

parfois par manque d'unisson

nous déchirons

C'est le coeur de raison

des poètes et des amants,

par qui nous enchantons

ou nous désespérons.

 

Le troisième coeur

il nous faut le chercher

au delà de l'humain

au coeur de toutes choses

Point de mots pour le dire

Ceux qui osé lui donner un nom

en voulant le saisir

se sont brûlés.

 

Pénétrons dans le tableau

la transparence du papier

illuminée des traces de substance

laisse entrevoir

le coeur qui englobe tous les coeurs

relie la terre et le ciel

par la lumière de la vie.

 

****

Par Françoise
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 10:04

 

 


boulimie1.gif

Il y a quelque chose de terrible en moi,

un démon maléfique qui me pousse vers le frigo,

vers la boîte à gâteaux, 

qui enfourne les barres de chocolat

dans ma bouche

et les engloutit sans laisser le temps

à ma langue 

d'en goûter la saveur.


boulimie2.gif

Ce diable,

je l'ai baptisé Bouffi-bouffe-tout.

Il s'accroche malgré mes sarcasmes.

Je ne sais pas comment

lui résister. boulimie3.gif

 

 

Le pire,

c'est que tout le monde dit

que c'est ma faute si je n'ai plus la force

de remuer mon quintal

sauf pour me traîner

jusqu'au frigo.

 

Il paraît que

je n'ai pas assez de volonté.

 

Ils ne savent pas

ce que c'est qu'avoir 

un Bouffi-Bouffe-tout 

au fond de l'esprit.
manger_singe.gif

 

 

 

 

Par Françoise - Publié dans : Impromptus littéraires
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 10:14
        





i6P-hallage-rhone-ancien.jpg



Dans le pré couleur de brume
la jument baie galope.
Elle court

ivre d'un grain de liberté.
Les chevaux de retour

suivent des yeux
la silhouette bleue

de cette jeunesse
qui ne sait pas encor

que le dur labeur en attelage
sur le chemin de hallage

va bientôt lui dérober
sa vivacité.


Par Françoise - Publié dans : Kaléïdoplume
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 10:03
 Ce texte est inspiré du tableau ci-dessous peint par Al Maury dont voici le site:  maury.al.over-blog.fr/



Celle-qui-regarde.jpg





Celle qui regarde le monde
dans le miroir borgne
de ses petits soucis
de ses petites envies
n'est plus ici.



Celle qui découvre le monde
par la fenêtre sans  mensonge
s'immisce en secret
dans la face cachée de la vie
et voit le reflet de ce qu'elle va être.
Ainsi
sa nuque devient
 port de reine.



La voici
celle qui s'est dévêtue de ses illusions
pour légère
s'envoler vers la
passion.



Par Françoise - Publié dans : Poèmes sur tableaux
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