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mainbolflamme207.jpg Françoise
52 ans.



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Commentaires Récents

Mardi 29 juillet 2008
Malgré tout le temps sans publication, je constate que j'ai toujours des visiteurs.

A leur intention, voici l'adresse de mon nouveau blog où je publierai dorénavant.


Par Françoise
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Lundi 23 juin 2008

Dans la brume

Ce n'est pas comme si le soleil n'avait jamais réchauffé le paysage,
Ce n'est pas comme si la vérité n'avait pas été dite,
Ce n'est pas comme s'il ne m'avait jamais aimée.
Je suis dans la brume.
Que le vent disperse ce brouillard.
Je voudrais me réjouir.
Je voudrais qu'il soit près de moi.
Que cette brume m'afflige!
Je ne le verrai point venir
Si d'aventure il franchit l'horizon.

Viendra-t-il?
La noirceur du paysage  n'augure rien de bon.
Je guette une lueur rosée
les prémisses d'une journée radieuse
qui  dispersera ces vapeurs obscures.

Il ne vient pas.
Le brouillard se déchire.
Le soleil transperce les nuages.

Il n'est pas venu.

Le paysage s'illumine.
La joie m'envahit.
Je suis vivante.
Un autre que lui apparaît au détour du chemin.
Promesse d'un nouvel amour.

Par Françoise - Publié dans : Papier libre - Communauté : papierlibre
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Samedi 21 juin 2008

Je me souviendrai de tout,
quand la lune belle se décrochera du ciel
quand le soleil me couvrira de lumière et dira:
tu es vivante!
Je t'aime!

Je me souviendrai de tout.
Le grand sapin se penchera en confidence.
Regarde-nous!
Nous sommes plus fort
que quelques fumées nauséabondes
que les nuages de dioxyde de carbone
Que les retombées de tchernobil.
Nous sommes plus fort que la mort.
Ne laisse pas la mort t'empoigner.
Sois vivante!

Je me souviendrai de tout.
L'amour est plus fort que la mort.
J'aime!
Je suis enfin vivante.

Je me souviendrai de tout
quand la lune belle s'est décrochée du ciel
quand le soleil m'a couverte de lumière et a dit:
 tu es vivante.
Je t'aime!
Par Françoise
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Dimanche 16 mars 2008
Ceci est la suite  d'une consigne de papier libre.

1°) décrire deux personnages : L'UN FÉMININ, L'AUTRE MASCULIN,

Voir l'article: deux portraits.

2°) Racontez maintenant LA RENCONTRE des deux personnages que vous avez créés.

*****************************

 

Comment deux êtres issus d'univers parallèles, se rencontrent-ils?

Qu'ils se croisent, ils ne se verront pas.

Assis côte à côte dans un train, le dédain de l'un aura pour réponse la crainte de l'autre.

Il faut une situation extrême, qui découle de leur inaptitude au réel.

 

Pour ELLE, se nourrir d'eau fraîche et de rêve ne peut durer.

Une clinique de convalescence s'installe au village.

Pour ne pas décevoir la famille, elle accepte d'y travailler.

Servir les repas, nettoyer la cuisine et les escaliers.

Côtoyer des handicapés l'immerge dans la dure réalité des êtres diminués. Un sentiment nouveau

s'éveille: la compassion. Elle devient attentive aux autres et transforme ses rêveries stériles en don d'espoir...

 

Quand à lui, repas trop riches, manque d'exercice, stress... Le corps physique malmené se révolte.

Accident vasculaire cérébral. Cécité, paralysie du bras droite, difficultés à s'exprimer, temporaires heureusement.

Il se retrouve légume planté dans cette clinique de campagne, au seuil d'une longue rééducation. Beaucoup de temps pour reconsidérer ses valeurs, se créer une vie nouvelle...

 

Ils se rencontrent...

Et ...

D'un quotidien difficile, naît un amour profond...

 

 

Par Françoise - Publié dans : Papier libre
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Lundi 10 mars 2008


gare.jpg

La Dame-Pipi a vécu son existence

dans les toilettes de la gare,

un emploi réservé par l'administration

aux handicapées légères.


La Dame-Pipi donnait un jeton

contre une pièce de monnaie.

Elle a en vu passé des gens pressés,

qui s'engouffraient dans la cabine,

ressortaient avant de s'être rajuster.

sans un regard ni un mot

pour la Dame-Pipi.


D'autres désoeuvrés,

dans l'attente d'un départ retardé,

se soulageaient de leurs maux

auprès de la Dame-Pipi.

Que de confidences, que de secrets intimes

ont été confié à cette oreille avide!


Vers Paris, vers Biarritz, vers Toulouse,

ceux qui partaient au loin,

lui racontaient ces villes de rêve

que jamais elle n'a visitées.


Elle aimaient particulièrement

les familles du dimanche matin,

qui partaient sur le Bassin,

déjà en tenues de bain,

les enfants tenant fièrement

leur seau et leur pelle,

les rires, les appels joyeux.

Elle se régalait

attrapant au passage, une parcelle de bonheur,

offerts par ceux qui vivaient vraiment.


Jamais elle n'a voyagé

Jamais elle n'a quitté

la grisaille de son quartier.

Pourtant, de petits bouts entendus

en petits bouts regardés

La Dame-Pipi s'est composée

une vie rapiécée.

Par Françoise - Publié dans : La Petite Fabrique d'Ecriture
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